Texas

Ça y est, nous voilà au Far West, au pays des cowboys et du rodéo. Welcome to Texas !

On fait une brève étape à Austin, la capitale de l’état, qui a l’air d’être une ville très cool à vivre. Son atmosphère moderne et progressiste contraste avec la campagne texane qui semble bien ancrée dans ses traditions. On reprend ensuite la route pour rejoindre le parc national de Big Bend, un grand territoire dans le désert du Chihuahua (héhé) au sud du Texas.

Les distances ici sont démesurées. Une fois passée la frontière du Texas à l’Est, il faut encore faire 8 heures de route jusqu’à Big Bend. Le Texas fait en fait environ deux fois la superficie de la France, rien que ça.

Big Bend National Park

Après quelques heures de route à travers le désert, on rejoint finalement Big Bend. L’après-midi est déjà bien entamée, on part s’installer dans l’un des campgrounds du parc au cœur des Chisos Mountains. C’est l’un des plus beaux spots où on a dormi jusque-là, l’endroit est grandiose. On profite de la vue en prenant l’apéro.

Le lendemain, on prend notre petit déj’ devant les montagnes. Ça fait longtemps que l’on n’a pas eu l’occas’ de faire de sport, il est temps de s’y remettre. On met nos chaussures de rando et c’est parti pour l’Emory Peak, plus haut sommet du parc à 2410 m. Le sentier de 15km sillonne une plaine désertique avant de grimper dans les montagnes.

On croise deux jolis oiseaux, un avec une crête rouge et l’autre tout bleu. Apparemment, le parc est assez prisé des amateurs d’oiseaux car il abrite plusieurs espèces endémiques.

On commence à prendre de la hauteur. Reprise oblige, on souffre un peu mais la vue du sentier est superbe. Il fait 25°C et grand soleil, plutôt sympa en novembre.

A midi, on arrive au sommet du Emory Peak. La vue est impressionnante, le désert s’étend sur des kilomètres à la ronde.

On profite du paysage puis on repart dans l’autre sens. On croise pas mal de monde sur le chemin, le parc semble assez fréquenté à cette période de l’année. Pas étonnant car ça doit être une vraie fournaise en plein été.

Après l’effort, un peu de réconfort! On part découvrir les sources chaudes qui bordent le Rio Grande au sud du parc. Les paysages sur le sentier qui mènent aux hot springs nous font penser à un pueblo mexicain. Ce n’est pas si surprenant puisque le Mexique se trouve à quelques mètres seulement, sur la rive opposée du Rio Grande. Le fleuve sert de frontière naturelle entre les deux pays.

On arrive finalement aux sources où a été aménagé une sorte de bassin en pierre.

On plonge dans l’eau fumante qui est à 40°C toute l’année, plutôt sympa! Quand on commence à avoir un peu chaud, on fait trempette dans le Rio Grande qui passe juste à coté. La version texane du sauna suédois. On évite cependant de traverser le fleuve jusqu’à l’autre rive puisque si tu le fais, l’amende est de 10.000 dollars…

On rentre ensuite au camp et on profite du décor qui nous entoure au soleil couchant depuis la route.

Le lendemain, il est temps de voir les canyons du parc de plus près. On part donc découvrir le canyon de Santa Elena où coule le Rio Grande. Il est assez impressionnant puisqu’il est très étroit et surplombe la fleuve de 450 mètres. On suit le sentier qui longe le flanc du canyon, on se sent tout minus.

Sur le chemin du retour, on croise un Roadrunner, un oiseau du désert très rapide, le Beep-beep du dessin animé. C’est un oiseau assez marrant, sa queue se lève et et sa houppette se dresse quand il court. Et c’est vrai qu’il file comme l’éclair, pas facile à photographier.

Le midi, Téva passe aux fourneaux (bon ok, au camping-gaz) et nous prépare un brunch de champion à base d’oeufs et de bacon, la base.

L’aprèm, on a réservé une sortie en rafting sur le Rio Grande histoire d’allier sensations fortes et paysages de folie. On se rend donc à Terlingua, minuscule ville à coté de Big Bend et on rejoint le groupe avec qui on va partir en virée. En découvrant nos co-équipiers, on commence à comprendre que la sortie de rafting sauvage se transforme en croisière du troisième âge. Damn it!

Effectivement, on navigue bien sur des bateaux de rafting mais le fleuve est super calme et on a même pas besoin de pagayer puisque notre guide s’en charge… La désillusion passée, on profite des paysages.

On écoute aussi avec intérêt les histoires de notre guide qui a un style de vie bien particulier puisqu’il vit quasiment en autarcie en plein milieu du désert. Il a installé des panneaux solaires et récolte l’eau de pluie pour boire, se doucher, etc. Ce n’est pas toujours évident puisque les périodes de sécheresse peuvent parfois ici durer jusqu’à 23 mois. On ne vous cache pas qu’il n’était pas hyper clean le garçon.

De retour de notre virée sur l’eau avec la génération silver, on en profite pour aller faire un tour dans la ville fantôme de Terlingua. Ça promet sachant que la vraie Terlingua (la pas fantôme) ne compte que 58 habitants et se trouve à une heure du prochain village.

Il ne reste en fait presque que des ruines mais le cimetière fait très Far West et a un petit coté mystique au coucher du soleil.

Il est maintenant temps de quitter la région de Big Bend que l’on a adoré pour remonter un peu plus au Nord du Texas. On est un peu stoppé en plein vol par une vague de froid subite qui nous fait passer de 27°C à -2°C. Pas trop extrême comme changement de température… Super, le chauffage de Jerry est en panne. Autant vous dire que la nuit dans le van, on se les pèle.

Le lendemain midi, on se réchauffe comme on peut. Faute de chauffage, on opte pour la cuisine mexicaine d’une petite gargote à Alpine. On s’installe dans le van et on dévore les quesadillas pleines de fromages et la soupe de posole verde brûlante et épicée. Ça nous requinque!

 

Guadalupe Mountains National Park

Une fois que la tempête est passée et que la neige a arrêté de tomber (deux jours après…), on s’empresse d’aller découvrir le parc des Guadalupe Mountains.

C’est aussi l’occasion de prendre un peu de hauteur puisqu’ici se trouve le plus haut sommet du Texas, le Guadalupe Peak, qui culmine à 2667 mètres. On se couvre bien et c’est parti pour l’ascension.

Le sentier monte vite en faisant des lacets sur le flanc des montagnes. Visiblement, la vague de froid est passée par ici aussi, c’est amusant de voir les cactus couverts de neige.

On galère un peu au milieu de la montée. On est partis juste après avoir mangé, c’était pas l’idée du siècle, on se sent un peu lourds. Mais on tient bon, on commence à apercevoir le sommet et la vue devrait être sympa.

On approche du but, il fait tellement froid à cette altitude que les arbustes qui bordent le trail sont complètement givrés, on dirait du coton.

Après trois heures d’ascension, on arrive au sommet du Guadalupe Peak, enfin. La vue est à couper le souffle, le temps est claire, on peut voir à des kilomètres à la ronde. Le paysage est lunaire avec ces grandes plaines désertiques enneigées à perte de vue.

Il y a un livre d’or au sommet, on en profite pour laisser un petit message pour la postérité.

Il est maintenant 16h, il faut qu’on redescende avant que la nuit tombe. Ça va être short puisqu’ici, il fait nuit à 17h en hiver. Heureusement, on a prévu le coup, on a pris nos lampes frontales au cas où. Le soleil commence à descendre et la montagne est encore plus belle sous ces teintes mordorées.

On retrouve Jerry le van à la nuit tombée. Décidément, ce parc est plutôt méconnu mais c’est une vraie petite pépite. Si vous passez dans le coin et que vous avez besoin de passer un peu de temps seul dans la nature, partez explorer les Guadalupe Mountains. On reprend la route vers le nord et on passe la frontière du Nouveau-Mexique, la suite au prochain épisode!

Une réflexion sur “Texas

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *